Mars 2014

L’épilepsie : un combat qui s’étend bien au-delà des crises

Des enquêtes qui en disent long …

À l’occasion de la Journée Européenne de l’Epilepsie qui s’est déroulée le lundi 10 février, la Ligue francophone belge contre l’Epilepsie a réalisé 3 enquêtes auprès du grand public, des professionnels de la santé et des patients. Les résultats de ces études témoignent de la méconnaissance, des nombreux préjugés qui entourent encore cette affection ainsi que de la forte stigmatisation qui en découle.

Méconnaissance et perception erronée de l’épilepsie

  • Alors que 46% de la population interrogée dans le cadre de l’enquête grand public affirment connaître des personnes atteintes d’épilepsie dans leur entourage, 32% des sondés sont sans savoir que cette dernière n’est pas une maladie mentale et 40% qu’il s’agit d’une affection du cerveau.
  • 65% de la population ne savent pas que les crises d’épilepsie ne sont pas uniquement caractérisées par des convulsions et une perte de connaissance.
  • 46% ne sont pas conscients que, dans la majorité des cas, cette affection peut être traitée efficacement à l’aide de médicaments.
  • Seuls 27% ont estimés correctement le nombre de personnes souffrant d’épilepsie en Belgique, et ce alors qu’il s’agit de la deuxième affection neurologique la plus courante après la migraine puisqu’elle touche 60.000 personnes en Belgique, soit 1 sur 150.

Idées fausses et stéréotypes parmi les professionnels de la santé et les patients

  • 12% et 35% des personnes sondées au sein de ces deux groupes pensent respectivement que les patients prenant des médicaments contre l’épilepsie devront continuer ce traitement tout au long de leur vie.
  • De la même manière, 97% des professionnels et 96% des patients et de leurs proches ne savent pas qu’il suffit généralement de doubler ultérieurement la dose prescrite lorsqu’on oublie ses antiépileptiques durant une journée.
  • Il est enfin intéressant de constater que 52% et 60% d’entre eux pensent respectivement que les mères sous antiépileptiques ne peuvent pas allaiter.

Le saviez-vous ?

  • Jusqu’il y a peu, l’épilepsie était un frein à l’immigration aux Etats-Unis et en Australie.
  • L’internement des personnes atteintes d’épilepsie a été autorisé jusqu’au milieu des années 70 aux Etats-Unis.

Sensibiliser et réduire l’expérience de la stigmatisation

Afin de combattre les préjugés dont cette affection est trop souvent victime et éclaircir les zones d’ombre qui l’entourent, la Ligue francophone belge contre l’Epilepsie vient également de lancer un programme de 5 conférences étalé sur deux ans et dispensé à Bruxelles, Liège, Namur et Charleroi. La première a été donnée par le Dr. Michel Ossemann à Bruxelles le 10 février dernier et portait sur « Le travail et la personne souffrant d’épilepsie ».
Les conférences ultérieures analyseront en détails d’autres facettes incontournables de l’épilepsie telles que son impact sur les apprentissages de l’enfant, ses conséquences et son traitement sur la femme et la grossesse, le handicap qu’elle peut représenter en termes de qualité de vie ou encore le kaléidoscope des manifestations des crises.
Pour en savoir plus sur le programme de conférences de la Ligue francophone belge contre l’Epilepsie, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur la Ligue francophone belge contre l’Epilepsie et ses projets : www.ligueepilepsie.be