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Epilepsie et voyages

Vous préparez vos vacances et vous vous posez des questions sur l’organisation de votre voyage. Voici quelques conseils afin d’éviter les désagréments dus à une crise mal gérée ou à un manque de prévoyance.

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Voyager constitue-t-il un risque pour une personne épileptique ?

Lorsque l’épilepsie est bien contrôlée, tous les voyages sont permis. Il existe cependant le risque que le contrôle des crises se relâche pendant le voyage. Il vaut donc mieux ne pas entreprendre de voyage aventureux. De même, plongée sous-marine, escalade et spéléologie sont déconseillés, voire à proscrire. Chacun évaluera avec l’aide de son médecin le potentiel « risque » de telles activités et les précautions à prendre (gilet de sauvetage…).

Les trajets en avion ne constituent pas un risque plus important, sauf s’ils durent longtemps, car le décalage horaire perturbe la prise des médicaments et est source de fatigue.

Infections, chaleur, situations inhabituelles… peuvent vous surprendre. Sachez les prévenir en adaptant votre baluchon aux caractéristiques du pays et de la saison. Informez-vous auprès de votre médecin sur les infections qui pourraient affecter votre traitement.

Le sommeil, le décalage horaire

Le manque de sommeil est souvent un facteur facilitant l’apparition des crises. Pensez à vous reposer à temps, même si vous préférez profiter sans tarder de votre lieu de prédilection !

Suis-je en ordre de mutuelle ?

Il vaut mieux faire le nécessaire avant de partir… Si vous avez des difficultés à résoudre la question, adressez-vous au CPAS de votre commune ou à notre service social.

L’assurance

Il est important de vous renseigner sur l’assurance qui vous couvrira en cas de crise ou de problème lié à une crise d’épilepsie à l’étranger. Outre les assurances privées, vous pouvez souscrire une assurance rapatriement auprès des Amis de la Ligue Belge contre l’Epilepsie. Renseignements : T 02/344 32 63.

Location de véhicule sur place

La location d’un véhicule à l’étranger peut être soumise à certaines conditions. Vérifiez-les avant votre départ.

Les médicaments

Prévoyez, avec l’aide de votre médecin, la quantité de médicaments nécessaire à emporter avec vous pour la durée de votre séjour, voire une durée plus longue. (Tous les médicaments anti-épileptiques ne sont pas toujours disponibles dans tous les pays.) Il peut être utile de posséder la liste des molécules que vous prenez car les noms des médicaments peuvent varier d’un pays à l’autre.

Emportez les médicaments dans leur boîte d’origine, ainsi, en cas de contrôle, on ne vous soupçonnera pas d’un trafic quelconque. (Risque qu’on vous les confisque…) Pour les voyages en avion, demandez à votre médecin une liste certifiée de vos médicaments afin de pouvoir en disposer en cabine.

Ne rangez pas toute votre réserve au même endroit dans vos bagages, afin de ne pas vous retrouver totalement dépourvu de médicaments en cas de vol ou de perte d’un de vos bagages. Prévoyez une boîte à médicaments facilement transportable dans un sac à main, une poche. Le matin, vous emporterez avec vous les médicaments juste nécessaires pour la journée (et non toute votre réserve). Si vous prenez l’avion, mettez dans votre bagage à main les médicaments nécessaires pour la durée du trajet.

Adaptez l’horaire de prise des médicaments en fonction de l’éventuel décalage horaire (demandez à votre médecin de planifier la prise des médicaments avant votre départ). Sur place, il peut s’avérer utile d’avoir deux montres : l’un à l’heure du pays d’origine, l’autre à l’heure du pays où vous vous trouvez. Cela peut constituer un repère utile à la prise régulière de vos médicaments.

Que mettre dans la pharmacie de voyage ?

Cela dépend de la destination. Elle contiendra au moins les médicaments pour :
- Désinfection et soins des blessures ;
- Piqûres d’insectes et démangeaisons ;
- Fièvre et douleur ;
- Vomissement et diarrhée ;
- Mal de voyage ;
- Eruptions cutanées et coups de soleil.

La composition de la pharmacie de voyage ne doit pas être plus élaborée que pour quiconque, mais les médicaments doivent être choisis de manière à ne pas provoquer d’interactions avec les anti-épileptiques que vous prenez.

Agents préventifs (vaccins…)

L’utilisation d’agents préventifs contre le paludisme ou autres vaccins obligatoires peuvent affecter votre traitement. Parlez-en à votre médecin avant de les prendre.

Numéros de téléphone utiles

Emportez avec vous les numéros de téléphone utiles en cas de problème, surtout si vous comptez partir seul : numéro d’appel valable (urgence médicale) dans la région où vous vous rendez, votre assurance, votre médecin, un membre de votre famille, un ami…

Certains pays – en tous cas, chaque pays de l’Union européenne - ont un service d’aide aux personnes épileptiques. Vous obtiendrez les coordonnées de ces services en vous adressant au Bureau International de l’Epilepsie ( (International Bureau for Epilepsy). Vous pouvez aussi nous les demander ou les trouver sur Internet en consultant par exemple le site : http://www.epilepsyinstitute.org/li... ou encore le sitehttp://www.ibe-epilepsy.org.

Il est important de porter sur vous une description de la nature de votre épilepsie, de votre médication et les coordonnées des personnes à contacter et du médecin traitant. Différents objets existent, qui vous faciliteront cette tâche :

  • une petite carte rose intitulée « Savez-vous ce qu’il faut faire si… ». Elle se glisse dans le portefeuille et donne les indications sur que faire en cas de crise. (Indications générales) Elle est gratuite, il suffit de nous la demander. Cette carte existe en français, en néerlandais et en allemand. carte rose
  • une autre carte rose d’identification existe, permettant d’indiquer les informations qui vous sont propres : durée habituelle de vos crises, médicaments à administrer (éventuellement), coordonnées du médecin traitant, d’une personne à prévenir en cas de problème, etc. Cette carte est également gratuite et fournie par nous. Elle est bilingue français/néerlandais.
  • un médaillon SOS. Il s’agit d’une petite boîte ronde à pendre au cou ou au poignet. Elle s’ouvre en se dévissant et contient une petite bandelette de papier sur laquelle vous indiquerez les informations utiles. Ce médaillon est vendu avec ou sans chaîne.

Si vous ne connaissez pas la langue du pays, fabriquez-vous un mini dictionnaire avec les mots utiles en cas de problème médical… Ce genre de petit carnet a été réalisé en multilangues au départ de la langue néerlandaise par la firme Glaxowellcome, et en multilangues au départ de l’anglais par l’ILAE.