Types de crises

Crises généralisées

Il existe plusieurs types de crises généralisées. Certaines sont peu visibles comme les absences que l’on appelait "petit mal" dans le temps alors que d’autres continuent à susciter la peur chez ceux qui n’ont pas l’habitude de voir des crises, telles que les crises tonico-cloniques, appelées autrefois "grand mal".

Les absences consistent en de brèves périodes de perte ou de trouble de la conscience, facilement confondues avec des rêveries ou de l’inattention. La personne cesse son activité, reste immobile et regarde dans le vide. Très vite, elle reprend son activité normale et peut ne pas réaliser qu’elle a fait une crise. Les absences surviennent habituellement dans l’enfance.

Les crises tonico-cloniques sont souvent les crises qui effrayent le plus. Elles sont parfois considérées comme typiques de l’épilepsie et fréquentes, alors qu’elles ne représentent que 20% de l’ensemble des crises épileptiques. Généralement, la crise débute par une phase tonique pendant laquelle la personne se raidit et peut pousser un cri au moment où l’air est expulsé des poumons par la contraction des muscles. Si la personne est debout, elle tombe. Elle peut se mordre la langue quand elle serre les dents et devient ensuite plus ou moins bleue (cyanosée). Après cette phase tonique qui dure de 10 à 30 secondes, des secousses (clonies) vont apparaître, de plus en plus amples et de plus en plus lentes. La phase clonique dure habituellement de 30 à 60 secondes. Quand les clonies s’arrêtent, la personne se détend, elle peut perdre ses urines et respire souvent avec bruit (stertor). La personne peut récupérer une certaine conscience et puis s’endormir ou passer directement dans un sommeil plus ou moins profond et plus ou moins prolongé.

Les crises toniques et les crises atoniques peuvent entraîner la chute du patient, la première par excès de tonus musculaires et la seconde par perte de tonus, tandis que les myoclonies et les clonies se traduisent par des secousses.

Le tableau ci-dessous résume les différents types de crises que nous avons décrites.

Certaines crises peuvent sembler effrayantes ou spectaculaires pour l’observateur. Mais il est important de se rappeler que la personne qui fait une crise ne souffre généralement pas et peut même ne pas s’en souvenir. Elle peut cependant avoir mal à la tête, se sentir confuse et avoir besoin de repos.

L’imprévisibilité des crises peut rendre la vie difficile. Néanmoins certaines personnes apprennent à reconnaître le sentiment qu’elles éprouvent à l’approche d’une crise et peuvent s’organiser en conséquence.